Rédiger un CV en Anglais

Si le mot curriculum vitae est aussi utilisé dans les pays anglo-saxons, sa construction et son contenu diffèrent du CV français. Quels sont les éléments qui composent les CV anglais et américains ? Quelles sont les nuances qui les différencient de ce qui se pratique dans l’Hexagone ?

« En Angleterre, nous disons « CV » tandis qu’aux Etats-Unis, c’est « resume » qui est utilisé », indique Mairead Ochonisky, consultante au sein du cabinet Kurt Salmon. Sachez ainsi que si le mot « curriculum vitae » intervient dans le vocabulaire des Américains, il désigne la présentation du cursus d’un chercheur ou d’un scientifique.

 

 

• Des informations proscrites
Que ce soit pour l’Angleterre ou les Etats-Unis, il faut savoir que certaines informations sont proscrites dans le CV. « Il ne faut jamais donner son âge, sa date de naissance ou son statut civil », prévient Mairead Ochonisky. En effet, les lois anti-discrimination sont nombreuses, que ce soit en Angleterre ou aux Etats-Unis. D’autre part, le sexe et la nationalité d’un candidat sont facultatifs.
Autre élément à bannir de votre CV : la photo. Si en France, la photo reste très souvent utilisée sur un CV, outre-Manche et outre-Atlantique, c’est le contraire. Une exception : « lorsque le travail est basé sur le physique comme pour celui de mannequin par exemple », ajoute la consultante.

 

 

• Organisation du CV
S’agissant de l’organisation du parcours, les règles sont similaires à celles qui régissent un CV français. Vient en premier l’expérience professionnelle « Professional experience », puis la formation « Education », puis les compétences linguistiques et informatiques « Languages and computer skills » et enfin les loisirs « Activities and interests ». Si vous êtes titulaire d’une distinction ou avez publié un ouvrage, vous pouvez le mentionner dans une rubrique supplémentaire appelée « Achievements » ou « Publications ». Enfin, sachez que les références sont très importantes dans les pays anglo-saxons, il est donc conseillé d’ajouter en fin de CV la mention « References available upon request ».
A noter : si la formation est centrale en France, il n’en est pas de même chez nos voisins anglais ou américains. « Nous sommes beaucoup plus axés sur les compétences et le potentiel : si un candidat a fait une licence d’histoire et veut travailler dans la finance, on lui donnera sa chance à condition qu’il soit compétent », confirme Mairead Ochonisky. Le baccalauréat se dit « High school diploma » aux Etats-Unis et « A Levels » en Grande Bretagne. Pour la licence, ce sera un « Bachelor of … » suivi du domaine étudié, que ce soit aux USA ou en Grande Bretagne.

 

 

• Les « buzz words »
Concernant le contenu et le style, sachez que les anglophones privilégient le vocabulaire de l’action et se servent de «buzz words » pour décrire leur parcours. Utilisez ainsi des puces et construisez vos phrases en les amorçant par verbes tels que : « develop », « adapt», « generate », « negotiate ». « On voit ainsi tout de suite que le candidat a eu un impact », explique Mairead Ochonisky. Profitez-en également pour fournir des informations chiffrées sur les budgets que vous avez gérés, les économies réalisées… Vos interlocuteurs anglophones en sont friands.

 

 

 

Agnès Wojciechowicz

Rédiger un CV en Anglais

Si le mot curriculum vitae est aussi utilisé dans les pays anglo-saxons, sa construction et son contenu diffèrent du CV français. Quels sont les éléments qui composent les CV anglais et américains ? Quelles sont les nuances qui les différencient de ce qui se pratique dans l’Hexagone ?

« En Angleterre, nous disons « CV » tandis qu’aux Etats-Unis, c’est « resume » qui est utilisé », indique Mairead Ochonisky, consultante au sein du cabinet Kurt Salmon. Sachez ainsi que si le mot « curriculum vitae » intervient dans le vocabulaire des Américains, il désigne la présentation du cursus d’un chercheur ou d’un scientifique.

 

 

• Des informations proscrites
Que ce soit pour l’Angleterre ou les Etats-Unis, il faut savoir que certaines informations sont proscrites dans le CV. « Il ne faut jamais donner son âge, sa date de naissance ou son statut civil », prévient Mairead Ochonisky. En effet, les lois anti-discrimination sont nombreuses, que ce soit en Angleterre ou aux Etats-Unis. D’autre part, le sexe et la nationalité d’un candidat sont facultatifs.
Autre élément à bannir de votre CV : la photo. Si en France, la photo reste très souvent utilisée sur un CV, outre-Manche et outre-Atlantique, c’est le contraire. Une exception : « lorsque le travail est basé sur le physique comme pour celui de mannequin par exemple », ajoute la consultante.

 

 

• Organisation du CV
S’agissant de l’organisation du parcours, les règles sont similaires à celles qui régissent un CV français. Vient en premier l’expérience professionnelle « Professional experience », puis la formation « Education », puis les compétences linguistiques et informatiques « Languages and computer skills » et enfin les loisirs « Activities and interests ». Si vous êtes titulaire d’une distinction ou avez publié un ouvrage, vous pouvez le mentionner dans une rubrique supplémentaire appelée « Achievements » ou « Publications ». Enfin, sachez que les références sont très importantes dans les pays anglo-saxons, il est donc conseillé d’ajouter en fin de CV la mention « References available upon request ».
A noter : si la formation est centrale en France, il n’en est pas de même chez nos voisins anglais ou américains. « Nous sommes beaucoup plus axés sur les compétences et le potentiel : si un candidat a fait une licence d’histoire et veut travailler dans la finance, on lui donnera sa chance à condition qu’il soit compétent », confirme Mairead Ochonisky. Le baccalauréat se dit « High school diploma » aux Etats-Unis et « A Levels » en Grande Bretagne. Pour la licence, ce sera un « Bachelor of … » suivi du domaine étudié, que ce soit aux USA ou en Grande Bretagne.

 

 

• Les « buzz words »
Concernant le contenu et le style, sachez que les anglophones privilégient le vocabulaire de l’action et se servent de «buzz words » pour décrire leur parcours. Utilisez ainsi des puces et construisez vos phrases en les amorçant par verbes tels que : « develop », « adapt», « generate », « negotiate ». « On voit ainsi tout de suite que le candidat a eu un impact », explique Mairead Ochonisky. Profitez-en également pour fournir des informations chiffrées sur les budgets que vous avez gérés, les économies réalisées… Vos interlocuteurs anglophones en sont friands.

 

 

 

Agnès Wojciechowicz