Technicien de maintenance : entretien et réparations
Industrie, transports, informatique… Dans les secteurs qui souffrent le plus actuellement, les techniciens de maintenance font partie des quelques rares profils qui ne connaissent pas la crise. Les recruteurs avancent deux explications pour leur recherche constante de ces professionnels de la réparation : la nécessité d’entretenir les machines existantes même si les nouveaux contrats ne sont pas légion, et la pyramide des âges. Des départs à la retraite massifs sont à prévoir dans ces fonctions au cours des cinq prochaines années et le nombre de jeunes diplômés se présentant sur le marché du travail est insuffisant pour assurer tous les remplacements. Logiquement, le métier devrait donc se retrouver en tension.
Un poste primordial
Le technicien de maintenance ne se contente pas de repérer et de corriger les pannes : il doit aussi assurer l’entretien du matériel afin de prévenir les problèmes. La plupart des postes exigent un minimum de mobilité et de disponibilité : le technicien doit pouvoir intervenir sur plusieurs sites, et effectuer une réparation en urgence un samedi soir au besoin. « Lorsque toute une ligne de production est bloquée par une panne et qu’on compte sur le technicien pour la remettre en marche, il doit pouvoir supporter la pression. Selon les individus, cela peut être perçu comme une stimulation ou comme un frein », estime François Brun, responsable du BTS maintenance industrielle de l’institut de formation par alternance Adolphe Chauvin.
Dans le cas d’une intervention auprès d’un particulier, d’autres difficultés peuvent se présenter. Par exemple, si la défaillance vient du produit et non de l’installation, il peut être compliqué de l’expliquer au client. Les cas de pannes intermittentes sont également problématiques. Enfin, il arrive que le technicien ne trouve pas de solution et déçoive son interlocuteur. En contrepartie, le métier est valorisant : découvrir le remède miracle après des heures de recherche est particulièrement satisfaisant. « Il faut être curieux : un technicien de maintenance est amené à travailler sur différents supports. Et surtout, nous formons nos étudiants sur ce qui se fait actuellement, mais en matière d’énergies par exemple, nous ne savons pas à quoi ressemblera le matériel dans vingt ans, ils doivent se tenir au courant des progrès techniques et s’adapter. »
Les formations
Les bacs pro et BTS qui peuvent mener à ces métiers offrent généralement une spécialité : électricité, mécanique, froid, informatique, système réseaux… Les étudiants peuvent donc choisir leur domaine de prédilection, en faisant toutefois attention à ne se fermer aucune porte : les employeurs apprécient particulièrement la polyvalence et l’autonomie. Comme l’explique François Brun, « notre but est d’offrir des connaissances à la fois au niveau technique, mais aussi sur la gestion. Un technicien de maintenance doit être capable d’établir un planning d’entretien préventif, de gérer l’approvisionnement des pièces, de faire de la maintenance corrective… » Compétences variées, curiosité et efficacité sont les principales qualités recherchées par les employeurs.
Chiffres-clés
24 %
des ouvriers qualifiés de la maintenance sont employés par l’État et les collectivités territoriales.
54 %
des ouvriers qualifiés de la maintenance sont titulaires d’un CAP ou d’un BEP.
8 %
des ouvriers qualifiés de la maintenance sont des femmes.
33 %
des techniciens et agents de maîtrise de la maintenance et de l’organisation sont diplômés en électricité ou électronique.
156 000
postes sont à pourvoir dans la maintenance entre 2005 et 2015.
Technicien de maintenance : entretien et réparations
Industrie, transports, informatique… Dans les secteurs qui souffrent le plus actuellement, les techniciens de maintenance font partie des quelques rares profils qui ne connaissent pas la crise. Les recruteurs avancent deux explications pour leur recherche constante de ces professionnels de la réparation : la nécessité d’entretenir les machines existantes même si les nouveaux contrats ne sont pas légion, et la pyramide des âges. Des départs à la retraite massifs sont à prévoir dans ces fonctions au cours des cinq prochaines années et le nombre de jeunes diplômés se présentant sur le marché du travail est insuffisant pour assurer tous les remplacements. Logiquement, le métier devrait donc se retrouver en tension.
Un poste primordial
Le technicien de maintenance ne se contente pas de repérer et de corriger les pannes : il doit aussi assurer l’entretien du matériel afin de prévenir les problèmes. La plupart des postes exigent un minimum de mobilité et de disponibilité : le technicien doit pouvoir intervenir sur plusieurs sites, et effectuer une réparation en urgence un samedi soir au besoin. « Lorsque toute une ligne de production est bloquée par une panne et qu’on compte sur le technicien pour la remettre en marche, il doit pouvoir supporter la pression. Selon les individus, cela peut être perçu comme une stimulation ou comme un frein », estime François Brun, responsable du BTS maintenance industrielle de l’institut de formation par alternance Adolphe Chauvin.
Dans le cas d’une intervention auprès d’un particulier, d’autres difficultés peuvent se présenter. Par exemple, si la défaillance vient du produit et non de l’installation, il peut être compliqué de l’expliquer au client. Les cas de pannes intermittentes sont également problématiques. Enfin, il arrive que le technicien ne trouve pas de solution et déçoive son interlocuteur. En contrepartie, le métier est valorisant : découvrir le remède miracle après des heures de recherche est particulièrement satisfaisant. « Il faut être curieux : un technicien de maintenance est amené à travailler sur différents supports. Et surtout, nous formons nos étudiants sur ce qui se fait actuellement, mais en matière d’énergies par exemple, nous ne savons pas à quoi ressemblera le matériel dans vingt ans, ils doivent se tenir au courant des progrès techniques et s’adapter. »
Les formations
Les bacs pro et BTS qui peuvent mener à ces métiers offrent généralement une spécialité : électricité, mécanique, froid, informatique, système réseaux… Les étudiants peuvent donc choisir leur domaine de prédilection, en faisant toutefois attention à ne se fermer aucune porte : les employeurs apprécient particulièrement la polyvalence et l’autonomie. Comme l’explique François Brun, « notre but est d’offrir des connaissances à la fois au niveau technique, mais aussi sur la gestion. Un technicien de maintenance doit être capable d’établir un planning d’entretien préventif, de gérer l’approvisionnement des pièces, de faire de la maintenance corrective… » Compétences variées, curiosité et efficacité sont les principales qualités recherchées par les employeurs.
Chiffres-clés
24 %
des ouvriers qualifiés de la maintenance sont employés par l’État et les collectivités territoriales.
54 %
des ouvriers qualifiés de la maintenance sont titulaires d’un CAP ou d’un BEP.
8 %
des ouvriers qualifiés de la maintenance sont des femmes.
33 %
des techniciens et agents de maîtrise de la maintenance et de l’organisation sont diplômés en électricité ou électronique.
156 000
postes sont à pourvoir dans la maintenance entre 2005 et 2015.
