Les langues : un atout pour l'assistanat
Difficile de décrocher un poste de secrétaire ou d’assistant pour qui ne parle pas au moins une langue étrangère. Les relations internationales se développent, même pour les PME, et les employeurs deviennent de plus en plus exigeants sur le niveau de langue de leurs salariés.
Le marché de l’emploi pour les secrétaires et assistantes a énormément souffert de la crise et les entreprises ont encore tendance à préférer l’attentisme plutôt que le recrutement pour ce type de postes. Toutefois, il reste quelques opportunités, et la situation devrait s’améliorer dans les mois à venir. « Nous avons très peu de visibilité, mais il y a des chances pour que le deuxième semestre 2010 soit plus clément que les quelques mois qui viennent de s’écouler », espère Tanya Ireland, gérante du cabinet de recrutement TM International, spécialisé dans la recherche d’assistants multilingues.
En attendant, les contrats temporaires restent relativement dynamiques : remplacements de congé maladie ou maternité, intérim pour compenser un départ à la retraite… Car crise ou pas, le travail doit être fait, et les compétences linguistiques sont un argument de choc pour un éventuel recrutement plus durable suite à un CDD. « L’anglais est l’exigence de base, mais nous avons également des demandes pour d’autres langues. » L’allemand et l’espagnol occupent les deux autres marches du podium.
Des tests poussés
La plupart des entreprises qui recherchent des assistantes bilingues ou trilingues sont prêtes à faire des concessions sur la formation initiale. « Si nous recevons par exemple une candidate qui est partie travailler comme jeune fille au pair en Angleterre pendant quelques années après son baccalauréat et qui n’a donc aucun diplôme lui ayant permis d’acquérir des compétences en secrétariat, nous lui laissons sa chance. » Certes, un diplôme dans le domaine de l’assistanat ou de la bureautique peut aider à décrocher un poste. Mais l’important, ce sont bien évidemment les langues. Car si les compétences en informatique, classement, communication de l’information et organisation de planning peuvent s’acquérir relativement vite, la maîtrise parfaite d’une langue étrangère demande davantage de temps. C’est d’ailleurs la première chose que vérifient les employeurs sur le CV : le candidat a-t-il vécu à l’étranger ? A-t-il étudié la langue en profondeur, par exemple à l’université ? Telles sont les principales préoccupations des entreprises à la recherche d’assistants polyglottes.
C’est pourquoi les recruteurs font passer aux candidats des tests linguistiques très poussés, et ce dès le premier contact. C’est ce qu’explique Tanya Ireland : « lorsque nous appelons un candidat pour la toute première fois, nous évitons de nous adresser à lui dans sa langue maternelle. » S’il est francophone et a déclaré dans son CV parler couramment l’anglais, alors l’entretien téléphonique se déroule en anglais, et vice versa. « De cette façon, on découvre tout de suite si le niveau oral n’est pas celui qui était annoncé. » Lorsque ce premier test est satisfaisant, vient le rendez-vous en face à face, au cours duquel plusieurs examens écrits sont organisés pour chacune des langues requises pour le poste à pourvoir. Grammaire, vocabulaire, orthographe… Rien n’est laissé au hasard. Arrivent ensuite d’éventuels tests informatiques, et enfin l’entretien de motivation.
Chiffres-clés
10 %
des femmes actives sont secrétaires ou assistantes.
93 000
postes de secrétaires ou secrétaires de direction sont à pourvoir entre 2005 et 2015.
97 %
des secrétaires sont des femmes.
34,2 %
des secrétaires et assistantes sont titulaires d’un bac +2.
Les langues : un atout pour l'assistanat
Difficile de décrocher un poste de secrétaire ou d’assistant pour qui ne parle pas au moins une langue étrangère. Les relations internationales se développent, même pour les PME, et les employeurs deviennent de plus en plus exigeants sur le niveau de langue de leurs salariés.
Le marché de l’emploi pour les secrétaires et assistantes a énormément souffert de la crise et les entreprises ont encore tendance à préférer l’attentisme plutôt que le recrutement pour ce type de postes. Toutefois, il reste quelques opportunités, et la situation devrait s’améliorer dans les mois à venir. « Nous avons très peu de visibilité, mais il y a des chances pour que le deuxième semestre 2010 soit plus clément que les quelques mois qui viennent de s’écouler », espère Tanya Ireland, gérante du cabinet de recrutement TM International, spécialisé dans la recherche d’assistants multilingues.
En attendant, les contrats temporaires restent relativement dynamiques : remplacements de congé maladie ou maternité, intérim pour compenser un départ à la retraite… Car crise ou pas, le travail doit être fait, et les compétences linguistiques sont un argument de choc pour un éventuel recrutement plus durable suite à un CDD. « L’anglais est l’exigence de base, mais nous avons également des demandes pour d’autres langues. » L’allemand et l’espagnol occupent les deux autres marches du podium.
Des tests poussés
La plupart des entreprises qui recherchent des assistantes bilingues ou trilingues sont prêtes à faire des concessions sur la formation initiale. « Si nous recevons par exemple une candidate qui est partie travailler comme jeune fille au pair en Angleterre pendant quelques années après son baccalauréat et qui n’a donc aucun diplôme lui ayant permis d’acquérir des compétences en secrétariat, nous lui laissons sa chance. » Certes, un diplôme dans le domaine de l’assistanat ou de la bureautique peut aider à décrocher un poste. Mais l’important, ce sont bien évidemment les langues. Car si les compétences en informatique, classement, communication de l’information et organisation de planning peuvent s’acquérir relativement vite, la maîtrise parfaite d’une langue étrangère demande davantage de temps. C’est d’ailleurs la première chose que vérifient les employeurs sur le CV : le candidat a-t-il vécu à l’étranger ? A-t-il étudié la langue en profondeur, par exemple à l’université ? Telles sont les principales préoccupations des entreprises à la recherche d’assistants polyglottes.
C’est pourquoi les recruteurs font passer aux candidats des tests linguistiques très poussés, et ce dès le premier contact. C’est ce qu’explique Tanya Ireland : « lorsque nous appelons un candidat pour la toute première fois, nous évitons de nous adresser à lui dans sa langue maternelle. » S’il est francophone et a déclaré dans son CV parler couramment l’anglais, alors l’entretien téléphonique se déroule en anglais, et vice versa. « De cette façon, on découvre tout de suite si le niveau oral n’est pas celui qui était annoncé. » Lorsque ce premier test est satisfaisant, vient le rendez-vous en face à face, au cours duquel plusieurs examens écrits sont organisés pour chacune des langues requises pour le poste à pourvoir. Grammaire, vocabulaire, orthographe… Rien n’est laissé au hasard. Arrivent ensuite d’éventuels tests informatiques, et enfin l’entretien de motivation.
Chiffres-clés
10 %
des femmes actives sont secrétaires ou assistantes.
93 000
postes de secrétaires ou secrétaires de direction sont à pourvoir entre 2005 et 2015.
97 %
des secrétaires sont des femmes.
34,2 %
des secrétaires et assistantes sont titulaires d’un bac +2.
