Le caméraman au service de l'image

Intermittent du spectacle ou salarié d’entreprise, de chaîne de télévision, de société de production… Le caméraman est responsable de la mobilité de la caméra, du cadrage et des prises de vue. L’image est son métier, qu’il l’exerce au cinéma ou à la télévision, en direct ou en reportage.

« Et… Action ! » Le métier de caméraman fait rêver les cinéphiles, toutefois, il est primordial de rester réaliste pour se lancer dans cette voie. Nombreux sont ceux qui veulent embrasser cette carrière pour devenir un jour réalisateur de long-métrages pour le cinéma, mais les places dans ce domaine sont chères. Les débouchés se situent plutôt en télévision, dans le tournage de documentaires, le reportage ou les émissions en direct. Comme le souligne Jean-Paul Debard, directeur de l’EMC, spécialisé dans la formation audiovisuelle, « l’employabilité d’un caméraman dépend de ses capacités d’adaptation. Il faut produire vite et bien, avec des moyens parfois réduits, sur des thèmes divers. »

Le métier
La polyvalence valorise grandement le CV d’un caméraman : être capable de produire les images, c’est bien ; maîtriser le montage en plus, c’est mieux. En outre, si le secteur est très technique, la culture générale est tout de même importante, car les sujets sur lesquels le caméraman travaillera au cours de sa carrière sont variés. Il doit être capable de comprendre ce qu’il filme et, s’il le faut, de mener une interview ou de commenter ses images. Des compétences qui faciliteront son parcours professionnel.

En effet, l’une des évolutions possibles, et même fréquentes, mène les cameramen au métier de journaliste reporter d’image. Le JRI doit être capable d’accomplir une mission depuis la préparation jusqu’au produit final. Après quelques années d’expérience, le caméraman peut aussi se laisser tenter par un poste de directeur de la photographie et s’intéresser davantage à l’éclairage et à l’environnement. De plus, à mi-carrière, les possibilités de passer à la réalisation sont ouvertes. Pour rester derrière la caméra tout en explorant des facettes très diverses de la technique, certains choisissent de se spécialiser, par exemple dans la prise de vue aérienne, sportive ou sous-marine.

Des conditions de travail difficiles
« Il ne faut pas compter sur les 35 heures. Il y a une mission à mener, le travail n’est terminé que lorsque le résultat est satisfaisant », explique Jean-Paul Debard. Physiquement, le métier est éprouvant : malgré les évolutions technologiques, le matériel est encore lourd, le caméraman se déplace souvent, il reste debout pendant des heures. Autre élément qui en stressera plus d’un : l’obligation de résultats. Rentrer de reportage sans image ni son exploitables est inimaginable, commettre une erreur en direct ne pardonne pas, mal cadrer peut ruiner un documentaire.

« Il est nécessaire d’être plongé dans l’univers professionnel pour progresser, c’est pourquoi l’alternance est un excellent mode de formation pour ce genre de métiers. » D’autant que le carnet d’adresses est un élément indispensable au développement d’une carrière. Les employeurs sont plus enclins à recruter un junior qui a fait ses preuves chez eux ou qui leur a été recommandé. « A compétences égales, la préférence va à celui qui a ce petit plus charismatique, qui maîtrise la communication et a le sens du relationnel. » Etre un excellent technicien ne suffit donc pas : il faut aussi savoir se vendre.


Chiffres-clés

35 %
des salariés de l’audiovisuel travaillent dans la diffusion télévisée.

4,6 %
des professionnels de l’image étaient déclarés demandeurs d’emploi en fin de mois en décembre 2007.

6 478
entreprises ont cotisé au Fonds d’assurance formation des secteurs de la culture, de la communication et des loisirs en 2007.

Le caméraman au service de l'image

Intermittent du spectacle ou salarié d’entreprise, de chaîne de télévision, de société de production… Le caméraman est responsable de la mobilité de la caméra, du cadrage et des prises de vue. L’image est son métier, qu’il l’exerce au cinéma ou à la télévision, en direct ou en reportage.

« Et… Action ! » Le métier de caméraman fait rêver les cinéphiles, toutefois, il est primordial de rester réaliste pour se lancer dans cette voie. Nombreux sont ceux qui veulent embrasser cette carrière pour devenir un jour réalisateur de long-métrages pour le cinéma, mais les places dans ce domaine sont chères. Les débouchés se situent plutôt en télévision, dans le tournage de documentaires, le reportage ou les émissions en direct. Comme le souligne Jean-Paul Debard, directeur de l’EMC, spécialisé dans la formation audiovisuelle, « l’employabilité d’un caméraman dépend de ses capacités d’adaptation. Il faut produire vite et bien, avec des moyens parfois réduits, sur des thèmes divers. »

Le métier
La polyvalence valorise grandement le CV d’un caméraman : être capable de produire les images, c’est bien ; maîtriser le montage en plus, c’est mieux. En outre, si le secteur est très technique, la culture générale est tout de même importante, car les sujets sur lesquels le caméraman travaillera au cours de sa carrière sont variés. Il doit être capable de comprendre ce qu’il filme et, s’il le faut, de mener une interview ou de commenter ses images. Des compétences qui faciliteront son parcours professionnel.

En effet, l’une des évolutions possibles, et même fréquentes, mène les cameramen au métier de journaliste reporter d’image. Le JRI doit être capable d’accomplir une mission depuis la préparation jusqu’au produit final. Après quelques années d’expérience, le caméraman peut aussi se laisser tenter par un poste de directeur de la photographie et s’intéresser davantage à l’éclairage et à l’environnement. De plus, à mi-carrière, les possibilités de passer à la réalisation sont ouvertes. Pour rester derrière la caméra tout en explorant des facettes très diverses de la technique, certains choisissent de se spécialiser, par exemple dans la prise de vue aérienne, sportive ou sous-marine.

Des conditions de travail difficiles
« Il ne faut pas compter sur les 35 heures. Il y a une mission à mener, le travail n’est terminé que lorsque le résultat est satisfaisant », explique Jean-Paul Debard. Physiquement, le métier est éprouvant : malgré les évolutions technologiques, le matériel est encore lourd, le caméraman se déplace souvent, il reste debout pendant des heures. Autre élément qui en stressera plus d’un : l’obligation de résultats. Rentrer de reportage sans image ni son exploitables est inimaginable, commettre une erreur en direct ne pardonne pas, mal cadrer peut ruiner un documentaire.

« Il est nécessaire d’être plongé dans l’univers professionnel pour progresser, c’est pourquoi l’alternance est un excellent mode de formation pour ce genre de métiers. » D’autant que le carnet d’adresses est un élément indispensable au développement d’une carrière. Les employeurs sont plus enclins à recruter un junior qui a fait ses preuves chez eux ou qui leur a été recommandé. « A compétences égales, la préférence va à celui qui a ce petit plus charismatique, qui maîtrise la communication et a le sens du relationnel. » Etre un excellent technicien ne suffit donc pas : il faut aussi savoir se vendre.


Chiffres-clés

35 %
des salariés de l’audiovisuel travaillent dans la diffusion télévisée.

4,6 %
des professionnels de l’image étaient déclarés demandeurs d’emploi en fin de mois en décembre 2007.

6 478
entreprises ont cotisé au Fonds d’assurance formation des secteurs de la culture, de la communication et des loisirs en 2007.