Franchises : ce qui marche

Capacités de management, sens du commerce, profil d’entrepreneur et possibilité d’investissement économique, telles sont les principales qualités d’un franchisé. A l’heure actuelle, en France, de nombreuses enseignes recherchent des collaborateurs pour se développer sur le marché.

 Créer son propre emploi tout en bénéficiant de la sécurité d’un réseau déjà bien installé… Le principe de la franchise a de quoi séduire. Le contrat est passé entre un entrepreneur, qui s’occupe de l’emplacement pour le commerce, lance une étude de marché, injecte de l’argent dans l’affaire et la gère, et une enseigne, qui fournit en échange son savoir-faire, ses produits et sa notoriété.

L’état du marché

« On parle rarement en termes de secteurs, car l’enseigne joue énormément dans les résultats d’une franchise », analyse Anne-Sylvie Homassel, chargée des études à la Fédération française de la franchise. Toutefois, certaines tendances sont suffisamment générales pour qu’un schéma sectoriel se dégage. Par exemple, la restauration rapide tire bien son épingle du jeu depuis quelques années. De la même façon, les commerces de fleurs poussent un peu partout, et les services à la personne continuent à se développer, malgré un ralentissement par rapport à l’exceptionnelle croissance des années précédentes.

En revanche, une certaine prudence est recommandée du côté des agences immobilières. « Même si de nombreux acteurs estiment que le marché va repartir assez vite en raison de la baisse des prix, il est conseillé de s’adosser à un réseau solide et bien implanté. » Mais en réalité, le choix appartient au franchisé et dépend de son caractère : s’il est prêt à prendre le pari et à faire confiance à une enseigne relativement jeune, il doit simplement assurer ses arrières avec des fonds de secours en cas d’échec.

L’importance des détails

Certaines précautions sont à prendre : ne devient pas franchisé qui veut. Tout d’abord, l’investissement de départ doit couvrir les frais de loyer et d’aménagement du local, mais aussi permettre de survivre financièrement pendant les premiers mois, en attendant que l’affaire devienne rentable. Ensuite, afin d’éviter les mauvaises surprises, « il est important de bien se renseigner sur le franchiseur avant de s’engager, d’étudier quelles sont ses relations avec les franchisés et quelle est sa position sur le marché », conseille Anne-Sylvie Homassel. Tout l’intérêt de la franchise est de pouvoir s’appuyer sur l’expertise d’un réseau de professionnels maîtrisant leur domaine, le candidat a donc intérêt à s’assurer qu’il ne sera pas livré à lui-même, qu’il aura droit à une période d’immersion avant de conclure un accord définitif, et qu’il sera soutenu pendant ses premiers jours d’activité.

Un investissement personnel primordial
Par ailleurs, si l’idée est tentante, « les candidats doivent garder à l’esprit qu’ils changeront totalement de mode de fonctionnement s’ils décident de devenir franchisés. » Car être entièrement responsable de ses propres revenus en fin de mois implique une pression autrement plus importante que dans le cas d’un emploi salarié. Enfin, les week-ends sont travaillés, les horaires fixes rares, et dans le cas d’un commerce employant plusieurs personnes, des compétences en management et en gestion d’équipe sont à acquérir. L’investissement personnel est donc à prendre en compte avant de se lancer.


Chiffres-clés

47
milliards d’euros de chiffre d’affaires ont été générés par les franchises en 2007.

49 094
franchisés étaient recensés par l’Observatoire de la franchise en 2008.

1 234
franchiseurs étaient installés sur le territoire français en 2008.

24,1 %
des franchisés exercent dans le secteur des équipements de la personne.

Pour plus d’informations : www.franchise-fff.com

Franchises : ce qui marche

Capacités de management, sens du commerce, profil d’entrepreneur et possibilité d’investissement économique, telles sont les principales qualités d’un franchisé. A l’heure actuelle, en France, de nombreuses enseignes recherchent des collaborateurs pour se développer sur le marché.

 Créer son propre emploi tout en bénéficiant de la sécurité d’un réseau déjà bien installé… Le principe de la franchise a de quoi séduire. Le contrat est passé entre un entrepreneur, qui s’occupe de l’emplacement pour le commerce, lance une étude de marché, injecte de l’argent dans l’affaire et la gère, et une enseigne, qui fournit en échange son savoir-faire, ses produits et sa notoriété.

L’état du marché

« On parle rarement en termes de secteurs, car l’enseigne joue énormément dans les résultats d’une franchise », analyse Anne-Sylvie Homassel, chargée des études à la Fédération française de la franchise. Toutefois, certaines tendances sont suffisamment générales pour qu’un schéma sectoriel se dégage. Par exemple, la restauration rapide tire bien son épingle du jeu depuis quelques années. De la même façon, les commerces de fleurs poussent un peu partout, et les services à la personne continuent à se développer, malgré un ralentissement par rapport à l’exceptionnelle croissance des années précédentes.

En revanche, une certaine prudence est recommandée du côté des agences immobilières. « Même si de nombreux acteurs estiment que le marché va repartir assez vite en raison de la baisse des prix, il est conseillé de s’adosser à un réseau solide et bien implanté. » Mais en réalité, le choix appartient au franchisé et dépend de son caractère : s’il est prêt à prendre le pari et à faire confiance à une enseigne relativement jeune, il doit simplement assurer ses arrières avec des fonds de secours en cas d’échec.

L’importance des détails

Certaines précautions sont à prendre : ne devient pas franchisé qui veut. Tout d’abord, l’investissement de départ doit couvrir les frais de loyer et d’aménagement du local, mais aussi permettre de survivre financièrement pendant les premiers mois, en attendant que l’affaire devienne rentable. Ensuite, afin d’éviter les mauvaises surprises, « il est important de bien se renseigner sur le franchiseur avant de s’engager, d’étudier quelles sont ses relations avec les franchisés et quelle est sa position sur le marché », conseille Anne-Sylvie Homassel. Tout l’intérêt de la franchise est de pouvoir s’appuyer sur l’expertise d’un réseau de professionnels maîtrisant leur domaine, le candidat a donc intérêt à s’assurer qu’il ne sera pas livré à lui-même, qu’il aura droit à une période d’immersion avant de conclure un accord définitif, et qu’il sera soutenu pendant ses premiers jours d’activité.

Un investissement personnel primordial
Par ailleurs, si l’idée est tentante, « les candidats doivent garder à l’esprit qu’ils changeront totalement de mode de fonctionnement s’ils décident de devenir franchisés. » Car être entièrement responsable de ses propres revenus en fin de mois implique une pression autrement plus importante que dans le cas d’un emploi salarié. Enfin, les week-ends sont travaillés, les horaires fixes rares, et dans le cas d’un commerce employant plusieurs personnes, des compétences en management et en gestion d’équipe sont à acquérir. L’investissement personnel est donc à prendre en compte avant de se lancer.


Chiffres-clés

47
milliards d’euros de chiffre d’affaires ont été générés par les franchises en 2007.

49 094
franchisés étaient recensés par l’Observatoire de la franchise en 2008.

1 234
franchiseurs étaient installés sur le territoire français en 2008.

24,1 %
des franchisés exercent dans le secteur des équipements de la personne.

Pour plus d’informations : www.franchise-fff.com