Formation professionnelle : le point sur les négociations en cours

Le 5 novembre dernier s’est tenue la 3ème séance de négociation entre les partenaires sociaux sur la réforme de la formation professionnelle.
Deux séances de négociation doivent encore avoir lieu, à l’issue desquelles un projet d’accord doit être établi et transmis au gouvernement.

Lors de ces séances, le MEDEF, syndicat patronal, a présenté aux organisations syndicales salariées différents documents de travail.
Voici les principales mesures contenues dans ces documents.

1/ « Les enjeux et priorités de la formation professionnelle »

Le MEDEF met en exergue deux enjeux :
- la formation professionnelle doit renforcer la compétitivité des entreprises et permettre aux salariés d’améliorer leurs compétences, de favoriser leur promotion sociale ;
- l’accès à la formation des salariés et des demandeurs d’emploi, ainsi que la qualité et l’efficacité « professionnalisante » des actions de formation doivent être améliorés.

De plus, le MEDEF définit 5 priorités :
- assurer une qualification aux jeunes sortants du système éducatif ;
- améliorer la lisibilité des dispositifs et simplifier les modalités de mise en œuvre ;
- renforcer le dialogue social au niveau des branches et des entreprises sur la formation professionnelle ;
- améliorer la gouvernance de la formation professionnelle, et notamment le partage des compétences entre l’Etat, les régions et les partenaires sociaux ;
- évaluer les politiques de formation professionnelle.

2/ Les idées proposées

- Concernant la professionnalisation et l’accès à l’emploi, le MEDEF souhaite améliorer le dispositif du contrat de professionnalisation avec l’idée d’introduire une période probatoire avant le contrat.

- Concernant le plan de formation, le MEDEF propose que celui-ci soit établi autour de 2 catégories d’actions de formation (et non plus 3) : l’adaptation au poste de travail et le développement des compétences. La catégorie « évolution ou maintien de l’emploi » disparaitrait donc.

- Concernant le DIF (droit individuel à la formation), la question de la portabilité du DIF a été évoquée. La portabilité permettrait aux salariés, dont le contrat de travail a été rompu et qui bénéficient d’heures de DIF, de conserver et d’utiliser ces heures dans leur nouvelle entreprise.
Par ailleurs, pour les salariés en CDD, le MEDEF a proposé de remplacer le DIF-CDD par un « accès facilité au CIF-CDD".

Les prochaines séances de négociation devraient porter sur le financement de la formation professionnelle, sur la mission des OPCA (organismes paritaires collecteurs agrées) et la gouvernance de la formation professionnelle.

 
En partenariat avec :
 

Formation professionnelle : le point sur les négociations en cours

Le 5 novembre dernier s’est tenue la 3ème séance de négociation entre les partenaires sociaux sur la réforme de la formation professionnelle.
Deux séances de négociation doivent encore avoir lieu, à l’issue desquelles un projet d’accord doit être établi et transmis au gouvernement.

Lors de ces séances, le MEDEF, syndicat patronal, a présenté aux organisations syndicales salariées différents documents de travail.
Voici les principales mesures contenues dans ces documents.

1/ « Les enjeux et priorités de la formation professionnelle »

Le MEDEF met en exergue deux enjeux :
- la formation professionnelle doit renforcer la compétitivité des entreprises et permettre aux salariés d’améliorer leurs compétences, de favoriser leur promotion sociale ;
- l’accès à la formation des salariés et des demandeurs d’emploi, ainsi que la qualité et l’efficacité « professionnalisante » des actions de formation doivent être améliorés.

De plus, le MEDEF définit 5 priorités :
- assurer une qualification aux jeunes sortants du système éducatif ;
- améliorer la lisibilité des dispositifs et simplifier les modalités de mise en œuvre ;
- renforcer le dialogue social au niveau des branches et des entreprises sur la formation professionnelle ;
- améliorer la gouvernance de la formation professionnelle, et notamment le partage des compétences entre l’Etat, les régions et les partenaires sociaux ;
- évaluer les politiques de formation professionnelle.

2/ Les idées proposées

- Concernant la professionnalisation et l’accès à l’emploi, le MEDEF souhaite améliorer le dispositif du contrat de professionnalisation avec l’idée d’introduire une période probatoire avant le contrat.

- Concernant le plan de formation, le MEDEF propose que celui-ci soit établi autour de 2 catégories d’actions de formation (et non plus 3) : l’adaptation au poste de travail et le développement des compétences. La catégorie « évolution ou maintien de l’emploi » disparaitrait donc.

- Concernant le DIF (droit individuel à la formation), la question de la portabilité du DIF a été évoquée. La portabilité permettrait aux salariés, dont le contrat de travail a été rompu et qui bénéficient d’heures de DIF, de conserver et d’utiliser ces heures dans leur nouvelle entreprise.
Par ailleurs, pour les salariés en CDD, le MEDEF a proposé de remplacer le DIF-CDD par un « accès facilité au CIF-CDD".

Les prochaines séances de négociation devraient porter sur le financement de la formation professionnelle, sur la mission des OPCA (organismes paritaires collecteurs agrées) et la gouvernance de la formation professionnelle.

 
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