Emploi en 2009 : une situation mitigée
« La tendance est aujourd’hui à l’attentisme », constate Arnaud de la Tour, président du Prisme, le syndicat des professionnels de l’intérim, des services et des métiers de l’emploi. En ce début d’année, les employeurs se montrent généralement prudents, préférant attendre de savoir comment la situation va se développer avant de planifier des recrutements.
Selon un sondage publié début décembre par Randstad, 89 % des salariés estiment d’ailleurs que la situation économique actuelle est défavorable à la mobilité professionnelle. Un manque de confiance compréhensible, puisque l’économie française a détruit presque 13 000 emplois au troisième trimestre 2008. « Les plus touchés sont les ouvriers à basse qualification et les jeunes, » précise Arnaud de la Tour.
Des inquiétudes à nuancer
Malgré les prévisions de croissance nulle pour 2009, certains secteurs devraient rester relativement stables sur le plan de l’emploi.
Dans le bâtiment, la situation est paradoxale. Les recrutements et missions d’intérim ont diminué en moyenne de 30 % en 2008 en raison de la chute du nombre de mises en chantier, mais parallèlement, certaines spécialisations sont toujours aussi demandées. Les métiers de maçon, coffreur ou encore soudeur restent en pénurie, car ces profils sont rares sur le marché.
Même remarque du côté de l’industrie. Dans l’ensemble, les prévisions d’emplois sont en diminution de plus de vingt points sur un an. L’automobile est particulièrement touchée, la production a chuté de presque 30 % entre octobre 2007 et octobre 2008. Pour autant, d’après Arnaud de la Tour, « certaines branches industrielles peuvent rester optimistes ». Au nombre desquels l’aéronautique, l’énergie ou le ferroviaire, toujours à la recherche d’ingénieurs ou de techniciens spécialisés.
Quant aux banques, si les grandes campagnes de recrutement ne sont plus d’actualité, la compensation des départs à la retraite devrait suffire à limiter les effets négatifs de la crise.
Certains domaines semblent totalement à l’abri. Dans la restauration par exemple, les employeurs cherchent toujours de nouveaux candidats, aussi bien pour le service en salle, qui connaît un important turn-over, qu’en cuisine, où les besoins ne sont pas couverts par les nouveaux diplômés. Epargnés eux aussi, les services aux entreprises et l’agriculture prévoient de nouveaux recrutements d’ici fin mars. Arnaud de la Tour tient toutefois à rester prudent : « il est rare qu’un seul secteur s’en sorte quand tous les autres sont touchés, il y a une forme de dépendance ».
Conseil aux candidats
Dans une situation économique difficile, ce sont les jeunes diplômés à l’expérience limitée qui souffrent le plus. Aussi, mieux vaut « éviter de faire la fine bouche », recommande Arnaud de la Tour. « Il faut accepter les missions d’intérim et les CDD, même si ce n’est pas exactement dans le domaine prévu. » Faire preuve de flexibilité et accumuler de l’expérience pour pouvoir se vendre sur le marché, telles devraient donc être les priorités des candidats en 2009.
Chiffres-clés
151 000
postes seront à pourvoir d’ici 2015 dans les métiers de l’agriculture, la pêche, la marine et la sylviculture.
207 000
postes d’informaticiens seront à pourvoir d’ici 2015.
2 062 961
demandeurs d’emploi en fin de mois étaient recensés en octobre en France.
21 %
des demandeurs d’emploi en fin de mois ont moins de 25 ans.
Emploi en 2009 : une situation mitigée
« La tendance est aujourd’hui à l’attentisme », constate Arnaud de la Tour, président du Prisme, le syndicat des professionnels de l’intérim, des services et des métiers de l’emploi. En ce début d’année, les employeurs se montrent généralement prudents, préférant attendre de savoir comment la situation va se développer avant de planifier des recrutements.
Selon un sondage publié début décembre par Randstad, 89 % des salariés estiment d’ailleurs que la situation économique actuelle est défavorable à la mobilité professionnelle. Un manque de confiance compréhensible, puisque l’économie française a détruit presque 13 000 emplois au troisième trimestre 2008. « Les plus touchés sont les ouvriers à basse qualification et les jeunes, » précise Arnaud de la Tour.
Des inquiétudes à nuancer
Malgré les prévisions de croissance nulle pour 2009, certains secteurs devraient rester relativement stables sur le plan de l’emploi.
Dans le bâtiment, la situation est paradoxale. Les recrutements et missions d’intérim ont diminué en moyenne de 30 % en 2008 en raison de la chute du nombre de mises en chantier, mais parallèlement, certaines spécialisations sont toujours aussi demandées. Les métiers de maçon, coffreur ou encore soudeur restent en pénurie, car ces profils sont rares sur le marché.
Même remarque du côté de l’industrie. Dans l’ensemble, les prévisions d’emplois sont en diminution de plus de vingt points sur un an. L’automobile est particulièrement touchée, la production a chuté de presque 30 % entre octobre 2007 et octobre 2008. Pour autant, d’après Arnaud de la Tour, « certaines branches industrielles peuvent rester optimistes ». Au nombre desquels l’aéronautique, l’énergie ou le ferroviaire, toujours à la recherche d’ingénieurs ou de techniciens spécialisés.
Quant aux banques, si les grandes campagnes de recrutement ne sont plus d’actualité, la compensation des départs à la retraite devrait suffire à limiter les effets négatifs de la crise.
Certains domaines semblent totalement à l’abri. Dans la restauration par exemple, les employeurs cherchent toujours de nouveaux candidats, aussi bien pour le service en salle, qui connaît un important turn-over, qu’en cuisine, où les besoins ne sont pas couverts par les nouveaux diplômés. Epargnés eux aussi, les services aux entreprises et l’agriculture prévoient de nouveaux recrutements d’ici fin mars. Arnaud de la Tour tient toutefois à rester prudent : « il est rare qu’un seul secteur s’en sorte quand tous les autres sont touchés, il y a une forme de dépendance ».
Conseil aux candidats
Dans une situation économique difficile, ce sont les jeunes diplômés à l’expérience limitée qui souffrent le plus. Aussi, mieux vaut « éviter de faire la fine bouche », recommande Arnaud de la Tour. « Il faut accepter les missions d’intérim et les CDD, même si ce n’est pas exactement dans le domaine prévu. » Faire preuve de flexibilité et accumuler de l’expérience pour pouvoir se vendre sur le marché, telles devraient donc être les priorités des candidats en 2009.
Chiffres-clés
151 000
postes seront à pourvoir d’ici 2015 dans les métiers de l’agriculture, la pêche, la marine et la sylviculture.
207 000
postes d’informaticiens seront à pourvoir d’ici 2015.
2 062 961
demandeurs d’emploi en fin de mois étaient recensés en octobre en France.
21 %
des demandeurs d’emploi en fin de mois ont moins de 25 ans.
